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jan
06

Le cercle des chroniques disparues… Déjà !

L’année commence. Et comme le disait Flaubert — Dictionnaire des idées reçues : «Censure : Utile ! on a beau dire.»

1er janvier, ça commence :

Disparition de la première chronique de l’année, intitulée «Côte d’Ivoire – Gueule de bois avant réveillon ?» reproduisant un article de Fraternité Matin — Samedi 31 Décembre 2005 — intitulé :
«CE QUE PRÉPARE LE FPI — APRÈS LA FORMATION DU GOUVERNEMENT» — Je donne le lien : http://www.fratmat.net/content/detail.php?cid=U5o0ex9L4QS :

Tandis que les médias français, qui s’agitent régulièrement pour rien autour de la Côte d’Ivoire, font actuellement un silence quasi total sur ce qui s’y passe de plus marquant depuis longtemps : la formation du gouvernement Banny, il semble dérangeant d’en parler, et surtout de donner la parole à ceux qui en sont insatisfaits — puisque ma chronique du 30 janvier, intitulée «Le bras de force de la Côte d’Ivoire républicaine contre la Françafrique pourra-t-il continuer ?» a disparu aussi. Elle reproduisait quatre articles (liens ci-dessous), s’interrogeant eux aussi. Curieuse analogie avec le silence qui entoure le Togo dynastique…

Ces quatre articles et analyses posaient à chaud des questions autour de la composition du nouveau gouvernement : la résistance est-elle assommée, entre-t-elle dans une nouvelle phase ? s’interroge Sylvie Kouamé (2e article ci-dessous). Quid du désarmement, désormais ? se demande Saint-Claver Oula (3e article). La Côte d’Ivoire républicaine a-t-elle réussi à sauver les meubles ? comme le pense S. Zahui (4e article) :

1) « Le prix à payer pour avoir refusé de se battre »

Le Courrier d’Abidjan – 12/29/2005 7:11:58 PM — http://news.abidjan.net/h/167622.html

2) « FPI : le temps de l’autocritique »

Le Courrier d’Abidjan – vendredi 30 décembre 2005 — http://news.abidjan.net/article/?n=167621

3) « Le premier coup de force contre le désarmement »

Le Courrier d’Abidjan – vendredi 30 décembre 2005 — http://news.abidjan.net/article/?n=167620

4) « Formation du gouvernement – Comment Gbagbo a évité le piège de Chirac »

Le Temps – 12/29/2005 6:00:06 PM — http://news.abidjan.net/h/167591.html



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Etc.

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Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)