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déc
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Crise ivoirienne – L’UNDD (opposition burkinabé) apporte son soutien au FPI

Le Matin d’Abidjan – Jeudi 28 Décembre 2006 -
http://www.lematindabidjan.com/visual_article.php?num_actualite=5480 :

“Une délégation d’acteurs politiques de premier plan du Burkina-Faso séjourne depuis quelques jours en Côte d’Ivoire. Cette délégation essentiellement composée de membres de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) du Burkinabé Me Hermann Yamégo est conduite par Mme Marlène Zébango, député issue de ce parti d’opposition qui entretient depuis toujours de bonnes relations avec le pouvoir d’Abidjan. C’est d’ailleurs dans ce cadre que se situe cette visite qui prévoit d’importantes actions devant renforcer la coopération entre le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, le Front populaire ivoirien (FPI) et l’UNDD. En effet, il est prévu l’installation d’une section en Côte d’Ivoire de la jeunesse de l’UNDD. Il s’agit, à en croire le président de la jeunesse burkinabé en Côte d’Ivoire, M. Dominique Gnissi, de mieux organiser la synergie entre la jeunesse du FPI et celle de l’UNDD. Cette représentation en terre ivoirienne aura non seulement pour mission de promouvoir les idéaux de l’UNDD sur le territoire ivoirien, mais surtout de sensibiliser la communauté burkinabé dans le pays pour une adhésion aux actions du pouvoir ivoirien. Qui depuis toujours n’est pas en odeur de sainteté avec le pouvoir de Ouaga ; qui d’ailleurs est accusé par Abidjan d’avoir pris une part active dans la tentative de renversement du régime de Laurent Gbagbo en septembre 2002. La délégation de l’UNDD aura également des rencontres de haut niveau notamment avec le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan. De ce fait, elle se rendra aujourd’hui même à Bongouanou, son village natal, où il se trouve actuellement. D’autres rencontres avec des personnalités ivoiriennes notamment le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, sont au programme de cette visite. Mme Marlène Zébango et sa délégation entreprendront par la suite des rencontres avec leurs compatriotes vivant en Côte d’Ivoire ; à travers une tournée de sensibilisation dans les régions du pays à forte concentration de Burkinabé. Pareille tournée avait déjà eu lieu l’an dernier. En tout cas, ces rencontres ont permis à la communauté burkinabé de s’impliquer de moins en moins dans la politique ivoirienne aux côtés de politiciens dont le seul objectif est de les manipuler et faire d’eux un bétail électoral.

R. K.”


1 Réponse vers “Crise ivoirienne – L’UNDD (opposition burkinabé) apporte son soutien au FPI”


  1. 1 BADOLO Boukary
    Mardi 2 juin 2009 à 9:06

    Je suis un étudiant titulaire d’un DUT à l’Université de Ouagadougou .UNDD opposition burkinabé qui décide de soutenir le président Laurent GBAGBO sans réserve aujourd’hui dictateur .Une opposition burkinabé qui soutien Koudou et ses patriotes risque d’être le pire ennemi des Burkinabés entiers.
    Dans ce conflit un burkinabé n’a pas intérêt à prendre parti pour des intérêts politiques mais contribuer au retour de la paix dans ce pays qui hébergent la majorité de nos compatriotes.


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Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)