… Théo m’a “taggué”
Alors :
Merci Théo pour ta proposition de me mettre à contribution. En ‘trois’ lignes, donc :
Je retiens de ce qui se passe avec Barack Obama
- qu’il a ouvert une brèche vers une évidence : la coloration de la peau n’est jamais qu’une question de mélanine ;
- et que venant d’Afrique sans être devenu Américain par la déportation de ses ancêtres, il inaugure un universalisme pluriel, non-assimilationiste.
Le même texte corrigé :
Je retiens de ce qui se passe avec Barack Obama
- qu’il a ouvert une brèche vers une évidence : la coloration de la peau n’est jamais qu’une question de mélanine ;
- et que venant d’Afrique sans être devenu Américain par la déportation de ses ancêtres, il inaugure un universalisme pluriel, non-assimilationiste.
(Il est né Américain !… Et ‘vient’ d’Afrique ou plutôt son père… Richesse et complexité d’Obama soulignant encore l’ ‘universalisme pluriel’.)
Correction suite : évidemment tout Américain qui n’est pas “Indien” vient d’ailleurs par un de ses parents (ou par les deux) ou ancêtres relativement récents. Comme Kennedy venait d’Irlande. Lui “vient” donc d’Afrique par un de ses parents, d’une façon (qui n’est pas la déportation : il connaît sa grand-mère kenyane) qui fait qu’un aspect mémoriel/culturel africain prend place dans des lendemains politiques pesant déjà au plan mondial (autrement que par l’anthropologie !)…
Illustration médiatique actuelle : Arte repasse “Racines” (“Roots”) qui met en exergue le fait qu’un aspect des plus dramatiques de la déportation est l’éradication de la mémoire.
Tout cela sans négliger non plus la nuance de type sartrien (“le ‘noir’, c’est celui qui l’est dans le regard des autres”) : “même pour ceux qui disent que la coloration n’est pas importante, elle l’est, puisqu’ils en parlent” (commentaire de Aïda sur le blog de Théo).
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Bref, en presque trois mots (même pas trois phrases) : complexité signifiante pour l’Afrique.


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