… est en train déferler d’où on ne l’attend pas.
Tous regardent le doigt des Finkie, Asko, et Val qui nous montrent la face gauche de la lune…

… Tandis que l’antisémitisme déboule par un autre biais.
Le nouvel antisémitisme déferle sans crier gare depuis les procès en sorcellerie antisémitisme qui se multiplient, de RER B en magasins Darty et qui transitent par les clowneries dieudonnesques.
La dernière provocation de Dieudonné qui — après avoir envisagé de se faire débaptiser — fait baptiser sa fille par un curé intégriste avec Le Pen pour parrain n’a pas mis la puce à l’oreille !
Pas même quand sur ces entrefaites Askolovitch et Val font un Darty show au vieux Siné.
C’est d’eux que naît le vrai et redoutable nouvel antisémitisme, porté auparavant sur les fonts baptismaux médiatiques par Finkielkraut himself.
Un antisémitisme que personne ne voit venir et qui s’enracine simplement dans la banalisation du concept d’antisémitisme, désormais servi à toutes les sauces : sauce Marie-Léonie, sauce pitreries de Dieudonné, sauce Siné désormais…
Et fusent de nouveaux concepts, genre le nouvel et juridique « antisémitisme par incidence ».
Où désormais on a la clef pour discréditer ou virer un indésirable ! Chercher dans sa tête un pou qui s’apparente à de l’antisémitisme.
C’est de la sorte que les Asko, Val, Finkie sont en train de nous concocter tous les ingrédients pour une nouvelle explosion d’antisémitisme, qui vienne d’où on ne l’attend pas !
Et pourtant l’histoire a de ces banalités : créer une victime émissaire passe par sa sacralisation avant le déchaînement de haine. Même Ahmadinejab ne s’y est pas trompé. Des intellectuels français s’y trompent, eux, et donnent droit dans le panneau ! — : et pourtant, anthropologues et historiens l’ont noté : sacralisation, prélude irréfutable à la persécution.
On ne tolère pas la normalité de ceux que l’on exècre. Je ne cesse de dénoncer la façon dont on a ostracisé les Ivoiriens selon ce même procédé : les anciens colonisés ne peuvent qu’être parfaits ou exécrables. Tout comme les juifs. Quand les Ivoiriens (parmi d’autres Africains — ex-colonisés) se sont avérés rien moins que… normaux, ils ont été exécrés (et de quelle façon par nos médias : les traces n’en sont toujours pas effacées).
On a toujours procédé de la même façon avec « nos » juifs. Avoir subi des siècles de persécutions religieuses, puis avoir fini par subir la Shoah, ne peut qu’être le fait de personnages à part, des sortes de saints — en tout cas pas « normaux ». Et quand l’abus de cette mise à part devient sensible à l’extrême, comme actuellement… Gare : on est à la veille de l’exécration !
Mieux, on se donne même les « prêtres » de cette potentielle exécution sacrificielle. Car il s’agit en outre de ne pas se souiller à ce sacrifice en préparation. On a besoin d’intermédiaires.
C’est ici que l’on se donne des antisémites attitrés… Montés en mayonnaise via la « concurrence des mémoires ».
Quand Césaire souligne à juste titre que la Shoah est un débouché continental de l’idéologie esclavagiste et colonialiste, — largement partagée par les Européens d’alors, au-delà de leur religion (ou leur absence de religion) —, on met son « Discours sur le colonialisme » à l’index… sous prétexte de « concurrence des mémoires » !
On s’escrime désormais régulièrement parler « des » traites négrières, ou à mettre des guillemets au singulier, « la » traite (sic) — histoire, sénatorialement primée, de noyer le poisson qu’avait irréfutablement sorti Césaire : c’est de la traite esclavagiste et de son dérivé colonial qu’est sortie la Shoah.
Et de cette mémoire-là, il faut se purger : quel meilleur moyen que de se dédouaner sur les ex-colonisés d’un génocide juif européen auquel ils ne pouvaient mais ?… Et éventuellement le procédé peut servir dans l’autre sens…
C’est que désormais, on est entré dans l’ère de l’anti-repentance.
On fera alors flèche de tout bois, et puisque les Palestiniens évoquent leur statut de colonisé, voilà qui pourra prendre aussi du service : jouer de la solidarité des ex-colonisés avec les Palestiniens pour en faire des antisémites via l’anti-sionisme.
J’ai affirmé à plusieurs reprises au cours de mon blogging, faire mienne la position de Martin Luther King sur l’anti-sionisme : s’y mêle bien cette sorte d’antisémitisme qui consiste à refuser à ce peuple-là ce droit que l’on reconnaît à d’autres : une terre.
C’est affirmer aussi que ce peuple-là est « normal ». Pas parfait ! Le juger parfait est déjà prélude à un futur antisémitisme persécuteur. Israël n’est pas parfait, loin s’en faut ! avec les Palestiniens, comme il ne l’a pas été avec l’Afrique du Sud de l’apartheid ! — non plus que la France et, via la Françafrique, la Côte d’Ivoire d’Houphouët, qui ont aussi soutenu ce régime sud-africain d’alors.
Mais que l’on sache, ce n’est pas telle ou telle perfection supposée qui légitime un pays, fût-il l’État des juifs ou une ex-colonie !
Une telle exigence n’est que le prélude à une future exécration.
Et il y n’y pas de « meilleure » exécration sacrificielle que celle qui se décharge par avance de son prochain crime en le faisant porter à un officiant désigné — juifs contre Arabes et/ou contre « noirs ».
Décidément il est toujours plus urgent d’écouter Fanon : « quand vous entendez dire du mal des juifs, tendez l’oreille, on parle de vous ».


La lutte contre l’antisémitisme dérive vers l’Askolovichisme le Maccarthisme des temps modernes.On veut virer son caricturiste on lui colle l’étiquette d’antisémite de fait, par incidence , par amalgame, par ceci ou cela.Cela prendra puisque les grands prêtes cathodiques(qui ne consomment que du prêt-à-dire) se fient à l’avis d’asko , finki et deux ou trois énergumènes du 6 et 7 ème arrondissement de Paris.
De Val ce coup à Siné ne m’étonne guère, durant l’affaire des caricatures j’avais personnellement perçu que ce n’était le combat pour la liberté d’expression qui le motivait.Il était trop heureux de passer à la télé et de pauser avec les puissants qu’il avait appeler à témoigner.
Et ce faisant, les uns comme les autres de ces interlocuteurs cathodiques des puissants jouent un rôle non-négligeable dans les effets pervers de ces emballements médiatiques répétés (le plus fameux étant “l’affaire Marie-Léonie” ) exploités démagogiquement par des politiques (semblant avoir quelque chose à prouver !), le tout sur fond de “dénonciation” incendiaire de la “concurrence des mémoires” : résultat, un nouvel antisémitisme avec ses boucs émissaires arabes et/ou “noirs”, où on finit par renvoyer dos à dos les uns et les autres pour les enfermer dans le même rejet (“on n’entend qu’eux” ) avec bonne conscience!
Bcp de vrai.