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404 – un mail

404

À propos de mon blog Nonobs parti en 404

Netino vient de me répondre :
“Bonjour,
Nous avons bien reçu votre question concernant votre blog et nous vous remercions pour votre implication dans la vie du NouvelObservateur.
Nous sommes actuellement en train de chercher dans nos bases de données des traces de censure de votre blog, mais sans succès. Ce qui signifie qu’a priori nos équipes de modération ne sont pas à l’origine de la disparition des 700 notes dont vous faites mention.
Nous allons relayer votre demande à un autre service du NouvelObservateur afin d’essayer d’analyser au mieux ce qui a pu se passer, et ne manquerons pas de vous en tenir informé.
Nous restons bien entendu à votre entière disposition pour toute question relative à la modération.
Bien cordialement,
Netino”

*

Mon courriel de demande d’explication :
“Bonsoir,
Titulaire d’un blog sur nouvelobs.com : http://delugio.blogs.nouvelobs.com/
j’ai eu la surprise désagréable de le voir disparaître entièrement : 700 notes, commentaires, fichiers images…
J’en suis venu peu à peu à envisager avoir été peut-être victime d’une “modération” “élargie”.
Ayant appris que votre société est responsable de la modération sur nouvelobs.com, j’en viens à vous demander : est-il possible que j’aie été victime d’une erreur ? Si tant est que la disparition de mon blog soit l’effet d’une modération ?
N’ayant jamais outrepassé aux règles de déontologie qui président à la charte de nouvelobs.com, ayant toujours employé un ton mesuré,
je me résoud à présent à vous demander ces quelques renseignements. Puis-je même espérer, s’il y a eu effectivement “modération” – sans doute erronée si c’est le cas -, un rétablissement de l’accessibilité de mon blog ?
Je vous remercie d’avance de votre réponse,
Delugio”

*

Ayant subi sur nouvelobs.com (avant l’époque Netino) des censures régulières (et officielles – formule consacrée, jusqu’au 30.03.05 : «L’équipe nouvelobs.com vous informe que votre dernière contribution n’a pas été sélectionnée par choix éditorial. En effet, nous veillons à éviter les dérapages et à sélectionner ce que nous souhaitons publier selon notre exigence éditoriale. N’hésitez pas à essayer de nouveau.»)…
Puis ayant subi par la suite des “coupures” non-signalées pendant environ un an (de fin octobre 2005 env. à fin septembre 2006 – on retrouvera dans les Index aux liens ci-contre sous les titres “censure”, “chroniques disparues”, etc. les articles signalant ces coupures)…
Ayant donc subi lesdites coupures j’étais fondé à penser que le même phénomène s’était reproduit. Apparemment ce ne serait pas le cas. Dont acte.


3 Réponses vers “404 – un mail”


  1. Mardi 3 mars 2009 à 1:41

    Deluguo
    Tu as raison de demander des comptes!
    Solidaire!!!

  2. Mardi 3 mars 2009 à 4:12

    Merci Djignab. Suite à ton commentaire, j’ai ajouté dans la note le troisième paragraphe explicatif.


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Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)