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Écoutant France-Culture sur le Rwanda…
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Un nouveau livre de
Patrick de St Exupéry,
Complices de l’inavouable
Éditions des Arènes – 2 avril 2009
http://www.arenes.fr/spip.php?article1404
4e de couverture :
“Je suis allé pour la première fois au Rwanda en 1990. J’avais 28 ans. François Mitterrand était à l’Élysée, Michel Rocard à Matignon.
J’y suis retourné en 1993, puis en 1994 pendant le génocide. J’avais 31 ans. François Mitterrand était à l’Élysée, Édouard Balladur à Matignon.
En 1998, j’ai publié dans “Le Figaro” une longue enquête sur la France et le Rwanda. J’avais 35 ans. Jacques Chirac était à l’Élysée, Lionel Jospin à Matignon.
En 2004, j’ai écrit “L’Inavouable”, La France au Rwanda. J’avais 41 ans. Jacques Chirac était à l’Élysée, Jean-Pierre Raffarin à Matignon.
Nous sommes en 2009. J’ai 46 ans. Nicolas Sarkozy est à l’Élysée, François Fillon à Matignon.
Et le dossier rwandais, toujours sur la table.
Son intitulé tient en un mot : complicité. Ce mot est terrible. Chaque fois qu’il l’entend, Hubert Védrine dit : « C’est monstrueux… ». Et, immanquablement, l’ancien secrétaire général de l’Élysée sous Mitterrand assène qu’il est « monstrueux » d’accuser la France de complicité dans le dernier génocide du XXe siècle.
Si la question était « La France, complice ? », Hubert Védrine n’aurait pas tort. Mais ce n’est pas la question. Celle-ci est bien plus simple. Et c’est pour cela qu’elle l’effraye et qu’il fait tout pour l’enterrer.
La question est : François Mitterrand, complice ? Et par voie de conséquence : Hubert Védrine, complice ? Le commandant Paul Barril, complice ? Alain Juppé, complice ? Dominique de Villepin, complice ? Édouard Balladur, complice ? Le général Quesnot, complice ? Le général Huchon, complice ? L’amiral Lanxade, complice ?…
On ne fait jamais assez attention aux évidences. Il en est, pourtant, une aveuglante : « la France » n’a pas à endosser ce dossier. C’est une politique secrète qui fut menée par Paris au Rwanda de 1990 à 1994. Elle fut décidée par quelques-uns et mise en oeuvre par un noyau, le tout au prix d’importantes entorses à la légalité républicaine. Jamais, le Parlement ne fut informé. Jamais, « la France » ne fut au courant.
Cette politique a été tramée dans les coulisses du pouvoir, dans les officines de la cour. Hors de toute règle. Hors de tout débat.
Elle ne fut mise à jour qu’une fois le pire commis. Et dès lors, pour fuir les responsabilités, « la France » servit de paravent.
Tout comme les maîtres d’œuvre du génocide s’abritèrent derrière leur peuple, les responsables français impliqués dans le dossier se sont retranchés derrière la France.
Ce tragique cache-cache dure depuis maintenant quinze ans. Depuis quinze ans, « la France », c’est-à-dire vous et moi, nous trouvons sommés d’accepter ou de refuser la marque
d’infamie que certains voudraient nous faire porter.
En 2004, lors de la publication de “L’Inavouable”, j’étais en colère. Je le reste aujourd’hui et le resterai peut-être. Simple Français, je ne peux accepter – comme beaucoup, je pense – de servir de paravent à des hommes qui, après avoir aspiré aux charges, esquivent les responsabilités. Et refusent d’admettre, en propre, leur part d’inavouable.
P. de Saint-Exupéry”
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Et une nouvelle édition du livre de

Dominique Franche,
Généalogie du génocide rwandais
Éditions Tribord – coll. Flibuste – 2004
http://www.amazon.fr/G%C3%A9n%C3%A9alogie-g%C3%A9nocide-rwandais-Dominique-Franche/dp/2930390026
Présentation de l’éditeur :
“En choisissant dans ce livre de s’écarter du débat sur les responsabilités des uns et des autres, l’auteur a préféré donner un éclairage historique sur les origines du racisme dans ce pays. Cet ouvrage fut publié chez Mille et une Nuits sous le titre : Rwanda : Généalogie d’un génocide. Il fut alors salué unanimement pour l’intelligence du propos. Pour le dixième anniversaire du génocide, Dominique Franche a remanié profondément son texte en envisageant quelques aspects inédits.”


A propos de Védrine
J’ai devant les yeux son livre consacré à Mitterand: les mondes de François Mitterand fayard. Ce livre a été publié en 1996, soit deux ans après le génocide des tutsi rwandais!!!
Dans un pavé de plus de 700 pages il consacre 10 pages à “la tragédie rwandaise”. Il y parle de ” d’effroyable tuerie ” et affirme que Habyarimana est majoritaire du fait qu’il est hutu, hutu donc majoritaire et accuse le FPR d’avoir eu pour objectif initial de”reprendre”le pouvoir au Rwanda par la force. Pour lui, Paul Kagame et tous ceux qui combattaient sous la banière du FPR etaient des “émigrés Tutsi”…
Eh oui, Djignab, histoire lourde et difficile, dont on semble ne détourner le regard qu’au prix du révisionnisme et de la minimisation, et donc de la répétition tragique du même et donc des théories ethniques et raciales… bégaiement de l’histoire qui ne veut pas se regarder en face.
Je n’ai jamais pu aller au bout de la lecture de L’Inavouable que j’ai trouvé inutilement long. Je n’ai donc absolument rien compris à son histoire. Les quelques lignes que tu présentes ici par contre me semblent bien limpides et incitent à une plongée dans le nouveau livre de St Exupéry.
A mon avis, le combat de l’auteur doit d’abord commencer par le fonctionnement des institutions de son pays. Je m’explique : si les complices français du génocide s’abritent derrière la République (les représentants du peuples et ceux de ses Institutions) qui n’a rien décidé de ce qu’il fallait faire au Rwanda alors que cette même République est indiquée du doigt, c’est que les règles doivent changer en France. Oui, il convient d’arracher à l’Elysée le monopole de la politique étrangère et permettre aux élus d’avoir un droit de regard sur les actions de leurs dirigeants à l’étranger. Il me semble trop facile pour le commun des Français de dire que nous ne sommes pas responsables parce que nos élus n’étaient pas au courant de ce qui s’est passé.
Quand des représentants de la France établissent des relations avec d’autres pays, c’est bien la France qu’il engage dans cette relation. Quand ces responsables tuent ou gagnent des marchés, c’est bien pour le compte de la France et au nom de la France qu’ils le font. Quoi qu’il en soit, si l’Elysée peut librement décider de ce qu’il faut faire à l’étranger, c’est bien parce que les Institutions de la République le permettent. Les Institutions de la France autorisent le gouvernement à agir librement sans avoir besoin de l’avis des élus. Par voie de conséquence, St Exupéry a tort de dire que la France n’est pas responsable de la complicité de ses dirigeants dans le génocide rwandais.
J’entends bien, St-Ralph. Cela dit St-Exupéry présente tout de même l’avantage de ne pas cautionner les négationnistes médiatiques du génocide.
Quant au fond de ta remarque sur les Institutions de la démocratie française, c’est effectivement une vaste question que tu poses, et dont j’ai déjà pu constater qu’elle surprend bien des Français : j’ai constaté cela en posant (il y a déjà 4 ans !) une question similaire au regard des analyses de Mamadou Koulibaly sur le pacte colonial au cœur de la constitution française de 1958. Cf. ici :
http://unevingtaine.wordpress.com/2005/04/18/une-constitution-a-adopter-ou-une-autre-a-changer/?preview=true&preview_id=1138&preview_nonce=8437763d6d ; et la suite ici :
http://unevingtaine.wordpress.com/2005/04/18/saisi-sur-le-blog-de-marius-n/
A lire Patrick de Saint-Exupéry dans le monde daté 8/04/2009:
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/08/le-pretendu-mystere-de-la-boite-noire-du-genocide-rwandais-par-patrick-de-saint-exupery_1178219_3232.html
À verser aussi au dossier : http://pian.ivoire-blog.com/archive/2009/04/09/mon-pere-revenez-demain-nous-en-aurons-tue-d-autres.html et http://pian.ivoire-blog.com/archive/2009/04/09/autre-anniversaire-15-annees-depuis-le-debut-du-genocide-rwa.html
Dans son rapport contre la France, Kagame reconnaît expressément que les tutsi ont pris les armes contre les hutu pour prendre le pouvoir par la force.
Pour prendre le pouvoir par la force, il fallait impérativement éliminer physiquement les détenteurs de ce pouvoir et un maximum de hutu de tous âges et conditions. C’est une question de bons sens pour quiconque de bonne foi.
Les jeunes tutsi de l’intérieur dont le fameux Mucyo ont massivement quitté les lycées et univesités pour s’enrôler dans l’armée du FPR sous le commandement de Kagame.
Ce sont ces tutsi qui ont commencé les massacres à grande échelle contre les hutu du nord du Rwanda, indistinctement d’âges et de sexes. Ces faits sont irréfutables.
Contrairement aux élucubrations de Monsieur Saint Expéry, ce sont bel bien les tutsi qui ont déclenché la guerre contre les hutu et commencé les massacres contre les paysans du nord du Rwanda. Est-il besopin de rappeler que lorque Monsieur Kochner était rationnel, il a donné un nom aux exterminateurs des hutu: les KMERS NOIRS. Il ne peut le nier car il existe des preuves de ses propos.
Il s’ensuit que comparer le génocide des juifs par des nazis à celui des tutsi s’il en est un constitue une insulte condamnable à l’égard des victimes et leurs proches.
Kagame reconnaît lui-même qu’il a éliminé le président Habyalimana pour s’emparer du pouvoir par la force et qu’il a signé le fameux accord de paix d’Arusha avec mauvaise foi.
Monsieur Saint Expéry prétend infirmer Kagame. Dès lors qui peut le prendre le au sérieux quant à ses imputations qui ne sont en réalité que des racontats ramassés dans les bistrots du Rwanda.L’illustration en est ses affirmations selon lesquelles il était à Bisesero dans la préfecture de Kibuye où les smilitaires français ont prétendument aidé les hutu à massacrer des tutsi.
Or il s’avère qu’aucun militaire français ne se rappelle avoir vu Monsieur Saint Expéry à Bisesero. Dans le cadre de mes missions, j’ai enquêté à Bisesero et en France sur les imputations de ce Saint Expéry. Les faits relatés dans son livre n’ont jamais existé.
Il est surprenant qu’il continue à colporter les mêmmes faits alors qu’il sait parfaitement qu’ils n’ont jamais existé.
Un journaliste sérieux faits des investigations sur les faits et rien que sur les faits.
Monsieur Saint Exépry amalgame entre le régime Habyarimana et le gouvernement de cohabitation dirigé par l’opposition rwandaise dès le 16 avril 1992 et soutenu par la France.
Le premier ministre issu de l’opposition avait tous les pouvoirs exécutifs que lui avait conférés la constitution de juin 1991. Le président Habyalimana était un président esthétique dont les pouvoirs étaient limités au simple contreseing des actes du gouvernement.
Le premier ministre avait les administrations civiles et militaires sous son autorité en particulier les services secretrs dirigés à l’époque par Iyamurenmye Augustin, actuellement sénateur du FPR.
Du 16 avril 1992 au 06/04/1994, le Rwanda était dirigé par l’opposition rwandaise soutenue par la France contre le président Babyalimana et nullement par celui-ci. Autrement dit, le régime Habyalimana a cessé d’exister dès le 16 avril 1992.
Saint exépry semble ignorer le pacte d’aliance signé à Bruxelles le 2 juin 1992 entre l’opposition et le FPR quant à la collaboration et à l’échange d’informations dans tous les domaines, le tout enfin déliminer le président Habyalimana et son parti, dit clairement le pacte.
La singualarité du Rwanda depuis des sicècles est que tout le monde connaît qui est qui et qui fait ou qui a fait quoi d’une part et l’existence des liens croisés et complexes entre les rwandais d’autre part.
Rien ne peut donc se faire au Rwanda sans que les Rwandais ne soient au courant.
Exemple: les rwandais savaient que Kagame allait tuer le président Habyalimana et ce, depuis février 1992. L’intéressé a compté plus sur la France qu’aux services compétents de son pays quant à sa protection. Ce qui fut une erreur fatale.
Des questions se posent de savoir si est-il possible, dans un pays comme le Rwanda, de préparer le génocide des tutsi dont les numéros deux de l’Etat et du gouvernement à savoir Bonaventure Habimana et Aloys Nsekalije sont des tutsi d’une part et dont l’économie est entre les mains des mêmes tutsi, dont certains étaient amis de longue date du président Habyalimana sans que les mêmes tutsi ne soient au courant d’autre part?
C’est le premier ministre issu de l’opposition qui dirigeait le Rwanda. Est-il possible que le président Habyalimana ait planifié le génocide des tutsi sans que le gouvernement rwandais ne soit au courant et pourquoi car en tout état de cause, aucun candidat ne pouvait le battre lors des élécitions libres et transparentes prévues en 1995?
Est-il possible dans un Etat, quel que soit son mode d’organisation, de planifier le génocide d’une partie de la population sans que les services secrets ne soient au courant?
Dans l’affaire TPIR contre Bagosora, le tribunal onusien dit que la planification du génocide des tutsi n’a jamais existé. Or, Saint Exéry dit le contaire. A-t-il des preuves que le TPIR n’a jamais pu trouver? Dans l’affirmative, pouquoi ne les a-il pas transmises au TPIR?
Est-il besoin de rappeler que le génocide est une question de qualité et non de quantité.
Même à supposer que ce soit une question de quantité, il y a eu plus de hutu tués par des tutsi que des tutsi tués par des hutu. C’est ce qui dit le recensement effectué par le Rwanda en 2002 et qui, pour des raisons logiques, n’a jamais été rendu public.
En déclenchant la guerre contre les hutu, en se livrant aux massacres des hutu et en assassinant le président Habyalimana en fonction, les tutsi connaissaient parfaitement les conséquences de leurs agissements: la réaction foudroyante des hutu contre les payans tutsi de l’intérieur.
Monsieur Saint Expéry affirme, contre tout évidence, que ce sont des hutu qui ont pris les armes contre les tutsi en exécution d’un plan conçu par le régime Habyalimana, alors ce régime a cessé d’exister dès 16 avril 1992 d’une part et que si le président habyalimana n’avait été dépouillé de tous ses pouvoirs sous la pression et chantages en tous genres de la France, Kagame et les siens n’avaient aucune chance de l’atteindre et ce, quel que soit le soutien des USA et de la Belgique.
De grâce, il ne faut pas comparer les massacres des tutsi au génocide des tutsi, le tout sous peine de banaliser le génocide qui a emporté plus de 6 millions de personnes exclusivement pour ce qu’elles étaient. Admettre la comparaison revient à soutenir que les juifs ont dirigé l’Allemagne plus de 400 ans, qu’ils ont opprimé les allemands, qu’ils ont pris les armes contre les allmands, qu’ils se sont livrés aux massacres contre les allemands et qu’ils ont éliminé les dirigeants du régime hitlerien pour pour s’emparer du pouvoir par la force et que, arrivés au pouvoir, ils ont crée des tribunaux d’épuration des allemands dans toutes les structures du pays avec l’appui des maîtres du monde dont la France.
Le cynisme a des limites. je n’ignore pas que certains juifs français, pour des rasons mercantiles, sont des apologistes du régime Kagame et par la comparaison faite par eux entre le génocide des leurs et celui des tutsi tendent à banaliser le premier,le seul génocide dans l’histoire de l’humanité.
Kagame est une créature de la France. Ils doit donc existence physique et politique à la France.
Il n’a malheuseument pas été reconnaissant à l’égard de la France à qui il doit tout.
Sans la pression et chantages en tous genres de la France sur le président Habyalimana et sans soutien de la France à l’oppostion politique rwnandaise interne par la France contre le Président Habyalimana, on ne parleait plus aujourd’hui de Kagame. Celui-ci le sait très bien.
Son mépris à l’égard des dirigeants franciens tient à la versatilité de ces derniers comme en témoignent l’affaire Rose Kabuye et le Rapport Kagame contre les 33 génocidaires français.
Kagame qui doit tout à la France a listé les dirigeants français comme génocidaires, il les a taités des nuls, il a dit que le français est la langue des idiotset la langue anglaise celle des savants et des intelligents d’où sa décision que le Rwanda est anglophone depuis le 01/01/2009 et que tout doit doit s’interdire de parler français partout il est au Rwanda, il a maintes fois insulté et humilié publiquement les dirigeants français, il renvoyés des diplomates français qui ont quitté le Rwanda comme des voleurs, il a assassiné 6 citoyens français parcequ’ils étaient français. Pourtant, un ministre français est allé s’agénouiller devant Kagame et a reconnu les erreurs prétendument commises par les personnes listées par Kagame dans leur soutien au prétendu régime Habyalimana, en oubliant que le régime en question a cessé d’existé le 16 avril 1992. Ce même ministre a conseillé au président français d’inviter les assasins des 6 citoyens français de venir en France pour accéder à leur dossier judiciaire( voir interview de Kouchner dans le Jeune Afrique Intelligent).C’est spécial et du jamais vu.
Dans ces conditions, qui peut prendre au sérieux les décideurs français( à distinguer du Peuple Français). Ce qui est encore grave, est que ceux qui sont censés informer objectivement le Peuple tel que Saint Expéry, l’abrutissent par le jeu de désinformation à grande échelle.