“Relations Paris-Abidjan: Sarkozy dans les pas de Chirac”
“L’ambassadeur ivoirien à l’ONU a dénoncé jeudi les propos “injustes et injustifiés” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire.
AFP – le 24 juillet 2009, 16h53[...]
Devant le Conseil de sécurité, l’ambassadeur ivoirien à l’ONU Alcide Djédjé s’est élevé jeudi contre des propos “injustes” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire, où un scrutin présidentiel est attendu le 29 novembre après une série de reports depuis 2005.
M. Djédjé n’a pas précisé à quelles déclarations il faisait référence mais, selon la presse ivoirienne, M. Sarkozy aurait notamment reproché au président ivoirien Laurent Gbagbo de n’être “pas digne de confiance”, lors d’un entretien la semaine dernière avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
[...]
“S’il a pu se débarrasser de Chirac qui était sa bête noire, (M. Gbagbo) a maintenant sur le dos son successeur”, écrivait vendredi le quotidien indépendant L’Inter.
“Sarkozy veut parachever le travail de son prédécesseur Chirac”, renchérissait Soir Info (indépendant).
Fustigeant des “injures” du président français, Notre voie, quotidien du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, estime que “la France n’a pas changé” et veut “tout mettre en oeuvre pour faire partir le président Gbagbo par la force”.
“Sarkozy veut lui aussi sa guerre” en Côte d’Ivoire, tranche Le Temps (proche du pouvoir).
[...]
M. Djédjé n’a pas précisé à quelles déclarations il faisait référence mais, selon la presse ivoirienne, M. Sarkozy aurait notamment reproché au président ivoirien Laurent Gbagbo de n’être “pas digne de confiance”, lors d’un entretien la semaine dernière avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

A l’approche des “prochaines élections présidentielles” ivoiriennes, il faut s’attendre aux fausses manoeuvres. Si Gbagbo n’annoce pas d’élection, il est accusé de vouloir confisquer le pouvoir. S’il annonce des élections, il est accusé de ne pas être honnête.
Et dans cette histoire, on constate que chaque pays africain est tellement occupé à soigner la rondeur de son ventre et son amitié avec quelque pays développé qu’aucun n’est capable de la moindre réflexion pour interpeller de manière neutre l’ONU et les organisations internationales sur le bien fondé des accusations. Chaque fois que l’un des leurs est accusé, les pays africains désertent le forum des discussions internationales et le laissent seul contre ses prédateurs.
La sortie du sous-développement passe aussi par la prise de la parole pour la défense des principes auxquels l’on tient.
Peut-être y a-t-il un rapport avec ça : http://unevingtaine.wordpress.com/2004/12/17/l%E2%80%99onu-ou-le-pentempire/