25
juil
09

Nouveau “scoop Kieffer” (2) : le contexte

“Relations Paris-Abidjan: Sarkozy dans les pas de Chirac”

“L’ambassadeur ivoirien à l’ONU a dénoncé jeudi les propos “injustes et injustifiés” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire.
AFP – le 24 juillet 2009, 16h53

[...]

Devant le Conseil de sécurité, l’ambassadeur ivoirien à l’ONU Alcide Djédjé s’est élevé jeudi contre des propos “injustes” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire, où un scrutin présidentiel est attendu le 29 novembre après une série de reports depuis 2005.

ban ki moonM. Djédjé n’a pas précisé à quelles déclarations il faisait référence mais, selon la presse ivoirienne, M. Sarkozy aurait notamment reproché au président ivoirien Laurent Gbagbo de n’être “pas digne de confiance”, lors d’un entretien la semaine dernière avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

[...]

“S’il a pu se débarrasser de Chirac qui était sa bête noire, (M. Gbagbo) a maintenant sur le dos son successeur”, écrivait vendredi le quotidien indépendant L’Inter.

“Sarkozy veut parachever le travail de son prédécesseur Chirac”, renchérissait Soir Info (indépendant).

Fustigeant des “injures” du président français, Notre voie, quotidien du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, estime que “la France n’a pas changé” et veut “tout mettre en oeuvre pour faire partir le président Gbagbo par la force”.

“Sarkozy veut lui aussi sa guerre” en Côte d’Ivoire, tranche Le Temps (proche du pouvoir).

[...]

*
Tel est le contexte dans lequel on nous livre le dernier “scoop” visa dans l’affaire GAK
*

2 Réponses vers “Nouveau “scoop Kieffer” (2) : le contexte”


  1. Vendredi 7 août 2009 à 2:45

    A l’approche des “prochaines élections présidentielles” ivoiriennes, il faut s’attendre aux fausses manoeuvres. Si Gbagbo n’annoce pas d’élection, il est accusé de vouloir confisquer le pouvoir. S’il annonce des élections, il est accusé de ne pas être honnête.

    Et dans cette histoire, on constate que chaque pays africain est tellement occupé à soigner la rondeur de son ventre et son amitié avec quelque pays développé qu’aucun n’est capable de la moindre réflexion pour interpeller de manière neutre l’ONU et les organisations internationales sur le bien fondé des accusations. Chaque fois que l’un des leurs est accusé, les pays africains désertent le forum des discussions internationales et le laissent seul contre ses prédateurs.

    La sortie du sous-développement passe aussi par la prise de la parole pour la défense des principes auxquels l’on tient.


Laisser un commentaire




À propos

voir aussi :

Catégories

Archives

 

juillet 2009
L Ma Me J V S D
« juin   août »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Etc.

  • 43,863
Page copy protected against web site content infringement by Copyscape

Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)