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août
09

Thomas Sankara



Vu à l’instant (lundi 24.08.09 / 20 h 00) sur LCP / La Chaîne parlementaire
en direct ici : http://www.lcpan.fr/live?channel=LCP

à revoir  Dimanche 30/08 à 21:00 et  Lundi 31/08 à 09:35

http://www.lcpan.fr/emission/58386

Thomas Sankara, l’homme intègre

Sankara
Durée : 55 minutes
Un documentaire de Robin Shuffield (2006)

Le sujet

Images d’archives et témoignages retracent la vie du «Che» africain, Thomas Sankara, qui présida le Burkina Faso, ex-Haute-Volta, de 1983 à 1987.

Président du Burkina Faso de 1983 à 1987, Thomas Sankara incarne et dirige la «révolution burkinabée» : combat contre la corruption, amélioration de l’éducation, de l’agriculture et du statut des femmes notamment. Avec son franc-parler teinté d’un humour ravageur, sa fougue et son altruisme, le capitaine Sankara tente de réunir la population entière autour de son projet. Mais ses adversaires se multiplient et le 15 octobre 1987, lors d’un coup d’Etat, il meurt assassiné. Images d’archives et témoignages de parents, d’amis et d’hommes politiques retracent le portrait de celui qui fut surnommé le «Che» africain.

Les rediffusions

  • 21:00 – Dimanche 30/08
    La Chaîne parlementaire
  • 09:35 – Lundi 31/08
    La Chaîne parlementaire



5 Réponses vers “Thomas Sankara”


  1. Mardi 1 septembre 2009 à 11:39

    Merci delugio pour ce document.
    Thomas Sankara avait une ferme volonté de réaliser des choses élémentaires pour transformer les habitudes de ses compatriotes qui semblaient -comme d’autres africains – suivre le train train de la domination coloniale inodore, transparente et agréable à boire comme l’eau de source. Je crois que ce qu’il voulait, c’était faire accomplir à son peuple les tâches qu’il pouvait réaliser sans forcément avoir bezsoin du soutien extérieur.

    Il va de soit que tout dirigeant africain qui a pour projet de faire des choses sans les concepteurs et financiers de l’ancienne colonie ne peut qu’être mal vu. Malheureusement, nombreux sont les opportunistes africains qui ne manquent pas l’occasion de se faire valoir en se joignant à l’ennemi pour plonger le fer dans le coeur de leur frère, leur père ou leur mère.

  2. Mardi 1 septembre 2009 à 6:55

    Bien d’accord avec toi, St-Ralph. Sans compter que l’exemple peut valoir pour d’autres continents !
    http://delugio.blogspot.com/2009/09/renault-5-presidentielle.html

  3. Jeudi 3 septembre 2009 à 8:26

    Merci pour la Renault 5 présidentielle. Sankara donnant l’exemple est une image qui fera longtemps sa réputation.

  4. 4 j.michel
    Samedi 5 septembre 2009 à 1:29

    Un petit article sur la France au Gabon serait le bienvenu.

  5. Samedi 5 septembre 2009 à 1:59

    C’est vrai Jean-Michel. J’avoue un côté découragé : c’est toujours le même scénario, et hexagonalement toujours la même mauvaise foi médiatique et politique, toujours le même désintérêt d’un public qui continue de ne pas voir le rapport avec ses “propres” problèmes, toujours le même décalage…
    Un article utile ici : http://www.rue89.com/2009/09/05/que-dieu-nous-protege-temoignages-gabonais-a-rue89
    Et à propos du décalage, un regard sur une situation parallèle ici : http://unevingtaine.wordpress.com/2005/01/21/crise-franco-ivoirienne-retour-sur-montebourg-cie/
    à laquelle je renvoie aujourd’hui via mon autre blog : http://delugio.blogspot.com/2009/09/taxe-carbone-et-autres-emissions.html
    Ou : pendant qu’on parle d’un côté de la “taxe carbone”… de l’autre, concernant le Gabon aujourd’hui, comme le reste du pré carré à d’autres moments… on compte nos salles de bain !


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Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)