Archives de l'auteur pour unevingtaine

06
nov
09

Bouaké : du nouveau ?

 

 

“Selon une information France Inter (ce vendredi 06 novembre 2009 à 0700 GMT), Maître Balan, avocat des victimes du bombardement de Bouaké, cite MAM à venir comparaître. Selon l’avocat parisien, la version officielle donnée par l’Elysée n’est que pur mensonge. L’ordre de tirer sur le camp militaire n’est pas venu de la Présidence ivoirienne. Aussi il demande au juge de cette affaire de convoquer l’ancienne ministre de la Défense afin qu’elle vienne témoigner. Il souligne par ailleurs que des enregistrements indiquent bien qu’une voix russe (avec un mauvais accent) a demandé aux pilotes de bombarder le collège Descartes, base de l’armée française à Bouaké. Pour Maître Balan cette voix serait celle du Français Robert Montoya, ancien de la cellule antiterroriste sous François Mitterrand, qui avait vendu les Sukhoi à l’armée Ivoirienne. Il est de tout même étonnant que Robert Montoya ne soit pas convoqué, ni entendu par les juges français poursuit l’information France Inter.”

(http://www.abidjantalk.com/forum/viewtopic.php?p=172994)

Écouter ici : http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10838

 

 

Et aussi : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2400259&rubId=55351

 

 

06
nov
09

Et 5 ans après…

11
sept
09

Ça fait donc 8 ans




… Qu’un tournant a eu lieu


King Crimson – “Dangerous curves” /
album The Power To Believe – 2003




24
août
09

Thomas Sankara



Vu à l’instant (lundi 24.08.09 / 20 h 00) sur LCP / La Chaîne parlementaire
en direct ici : http://www.lcpan.fr/live?channel=LCP

à revoir  Dimanche 30/08 à 21:00 et  Lundi 31/08 à 09:35

http://www.lcpan.fr/emission/58386

Thomas Sankara, l’homme intègre

Sankara
Durée : 55 minutes
Un documentaire de Robin Shuffield (2006)

Le sujet

Images d’archives et témoignages retracent la vie du «Che» africain, Thomas Sankara, qui présida le Burkina Faso, ex-Haute-Volta, de 1983 à 1987.

Président du Burkina Faso de 1983 à 1987, Thomas Sankara incarne et dirige la «révolution burkinabée» : combat contre la corruption, amélioration de l’éducation, de l’agriculture et du statut des femmes notamment. Avec son franc-parler teinté d’un humour ravageur, sa fougue et son altruisme, le capitaine Sankara tente de réunir la population entière autour de son projet. Mais ses adversaires se multiplient et le 15 octobre 1987, lors d’un coup d’Etat, il meurt assassiné. Images d’archives et témoignages de parents, d’amis et d’hommes politiques retracent le portrait de celui qui fut surnommé le «Che» africain.

Les rediffusions

  • 21:00 – Dimanche 30/08
    La Chaîne parlementaire
  • 09:35 – Lundi 31/08
    La Chaîne parlementaire


21
août
09

Kieffer &…

Suite

“Kieffer: fin de la mission parisienne des juges ivoiriens sans inculpation”

Vendredi 21 août 2009 – Par AFP – http://news.abidjan.net/h/340758.html :

ABIDJAN – La mission de magistrats ivoiriens en France dans le cadre de l`instruction sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer en 2004 en Côte d`Ivoire s`est achevée vendredi sans les mises en examen souhaitées par le parquet d`Abidjan, a-t-on appris de source judiciaire.

“La mission est finie, les collègues rentrent aujourd`hui (vendredi)”, a déclaré à l`AFP le procureur de la République d`Abidjan, Raymond Tchimou.

“On a beaucoup de pistes. Nous comptons clôturer le dossier” en septembre, a ajouté le procureur, qui avait conduit cette délégation de magistrats au début du mois à Paris, dans le cadre d`une commission rogatoire internationale sur la disparition du journaliste franco-canadien.

Selon lui, “une dizaine de personnes” ont été entendues, dont Eric Latham, Stéphane de Vaucelles et Robert Dulas, des Français qui avaient dirigé une société d`expertise sur le cacao pour laquelle Kieffer avait travaillé comme consultant.

M. Tchimou avait indiqué début août souhaiter la mise en examen de ces trois hommes pour explorer la “piste française” évoquée par Abidjan.

“Nous avons accusé un retard dans l`acheminement du dossier à nos collègues français (…) visant à l`inculpation de ces personnes”, a-t-il expliqué, prévoyant de “relancer la procédure une autre fois”.

Un quatrième ancien responsable de la société d`expertise Commodities Corporate Consulting (CCC), Jean-Michel Aron-Brunetière, avait été inculpé fin juillet par la justice ivoirienne, de même qu`un autre Français vivant aussi à Abidjan, Jean-Yves Garnault, conseiller du président ivoirien Laurent Gbagbo et proche du disparu.

Ces inculpations étaient intervenues quelques jours après qu`un nouveau témoin, Alain Gossé, se présentant comme un major de l`armée ivoirienne, avait mis en cause l`entourage de la Première dame Simone Gbagbo dans la disparition de “GAK”, dans un entretien diffusé à la télévision française.

Ce témoin n`est pas militaire et il est de nationalité burkinabè, a assuré à l`AFP le commissaire du gouvernement (procureur militaire) Ange Kessi, indiquant avoir “saisi” le parquet civil en vue de délivrer un mandat d`arrêt international contre lui “pour escroquerie, faux et usage de faux en uniforme, faux grade, faux et usage de faux”.

Cette demande est en cours de “traitement”, a précisé le procureur Tchimou.

Guy-André Kieffer a été vu vivant pour la dernière fois le 16 avril 2004 sur un parking d`Abidjan, alors qu`il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Mme Gbagbo. Son corps n`a jamais été retrouvé.

17
août
09

Des effets collatéraux du colonialisme



La suite ici …


25
juil
09

Nouveau “scoop Kieffer” (2) : le contexte

“Relations Paris-Abidjan: Sarkozy dans les pas de Chirac”

“L’ambassadeur ivoirien à l’ONU a dénoncé jeudi les propos “injustes et injustifiés” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire.
AFP – le 24 juillet 2009, 16h53

[...]

Devant le Conseil de sécurité, l’ambassadeur ivoirien à l’ONU Alcide Djédjé s’est élevé jeudi contre des propos “injustes” de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d’Ivoire, où un scrutin présidentiel est attendu le 29 novembre après une série de reports depuis 2005.

ban ki moonM. Djédjé n’a pas précisé à quelles déclarations il faisait référence mais, selon la presse ivoirienne, M. Sarkozy aurait notamment reproché au président ivoirien Laurent Gbagbo de n’être “pas digne de confiance”, lors d’un entretien la semaine dernière avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

[...]

“S’il a pu se débarrasser de Chirac qui était sa bête noire, (M. Gbagbo) a maintenant sur le dos son successeur”, écrivait vendredi le quotidien indépendant L’Inter.

“Sarkozy veut parachever le travail de son prédécesseur Chirac”, renchérissait Soir Info (indépendant).

Fustigeant des “injures” du président français, Notre voie, quotidien du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, estime que “la France n’a pas changé” et veut “tout mettre en oeuvre pour faire partir le président Gbagbo par la force”.

“Sarkozy veut lui aussi sa guerre” en Côte d’Ivoire, tranche Le Temps (proche du pouvoir).

[...]

*
Tel est le contexte dans lequel on nous livre le dernier “scoop” visa dans l’affaire GAK
*
23
juil
09

Nouveau “scoop Kieffer”… Et un visa, un !

Tambour MajorQue ne ferait-on pas pour cette denrée rare au point d’en être inaccessible, en ces temps de ministère de l’Identité nationale d’un certain Besson qui, dit-on (mais lui soutient le contraire), fait poursuivre quiconque s’est montré solidaire avec des candidats (non estampillés) à l’immigration — le même Besson qui en son temps incitait le PS à rompre avec les socialistes de Côte d’Ivoire sous prétexte qu’on y était trop peu ouvert à l’égard des immigrés!

Que ne ferait-on pas pour cette denrée rare — visa ! — quand on sent, à l’approche des élections ivoiriennes, rôder les guetteurs de «scoops» opportuns contre une Présidence ivoirienne qui a réduit leur prestige journalistique à son vrai niveau : porte-parole de l’état major de la République (ex- ou néo-)coloniale.

Parlant d’état major, voilà donc un «major» de l’armée ivoirienne (mais qu’est-ce que ce grade dans l’armée ivoirienne ?), emboîtant le pas à un «évadé par négligence», qui nous livre un «scoop» redisant que Kieffer a été tué, mais suite à une «bavure», «scoop» dont le message essentiel est que «Madame Gbagbo n’est pas trop impliquée» (sic ! – écrit, après la citation, Fabien de Ménilmontant, qui suit de près depuis longtemps les développements de l’affaire Kieffer).

Car le «scoop» concerne bien sûr l’affaire Kieffer, et le visa son nouveau témoin, le «major» Alain Gossé [*], successeur, en la matière, du «chauffeur» Berté Seydou — les deux derniers de la chaîne desdits témoins. (Décidément il y avait du monde lors de cette «exécution» — désormais «bavure» — secrète ! Mais aucun de ces nombreux témoins ne semble savoir où est le corps…)

Hofnung, comme il se doit, s’est empressé de répercuter (dans Libé) ce énième «scoop», qui, comme les précédents, «est peut-être le premier vrai tournant dans l’enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien, Guy-André Kieffer, enlevé à Abidjan en avril 2004 et porté disparu depuis lors.» Cela pour conclure, naturellement, que «quoi qu’il en soit, les juges Patrick Ramaël et Nicolas Blot devront déterminer si trois officiers aussi proches de la présidence ivoirienne ont pu agir de leur propre chef.»

Parce que le «major», avec sa formule «Madame Gbagbo n’est pas trop impliquée», a tout de même rejoint ce qui est un des débouchés actuels : l’œil du cyclone s’éloigne de la Présidence, désormais «pas trop impliquée» ! Mais avec la façon dont la presse française, Hofnung en tête, s’est impliquée, elle, dans la dénonciation du pouvoir ivoirien (au moins autant que Hofnung s’était impliqué dans la défense du ministère français… de la Défense, justement — l’époque où il expliquait dans Libé que les chars français s’étaient trompés de route…) ; impliquée comme elle l’a été, la presse française est forcée de ne prendre ses distances avec ses affirmations précédentes qu’à petits pas.

Quand l’œil du cyclone s’éloigne de la Présidence ivoirienne, mais qu’on ne veut tout de même pas passer pour s’être trop leurré, on nous livre une nouvelle mouture de ces «scoops» sempiternels sur le sujet : «on n’avait pas trop tord, mais il s’agissait finalement d’une bavure»… Ce qui revient bel et bien, dans le «scoop» déniché par Joseph Tual pour France 3 — et n’en déplaise à Hofnung —, à une disculpation de fait de Madame Gabgbo et de la Présidence ! (Comme l’admet Hofnung, «selon [Gossé], le chef de l’Etat et son épouse auraient appris, après-coup, la mort de Kieffer». Évidemment, s’il s’agit d’une «bavure» advenue en leur absence !)

Gageons qu’on s’approche dès lors du moment où l’on se demandera si les enquêtes de Kieffer sur la filière café-cacao constituent vraiment un mobile pour le tuer, dans la mesure où l’usage des revenus d’un produit national, le cacao, peuvent en toute légitimité servir à l’achat d’armes par ce même pays, sans qu’il soit besoin pour cela de «malversations» !

*

[*] Sauf que selon les sources de L’Intelligent d’Abidjan, “le Major Alain Gossé n’est pas connu dans les fichiers de la présidence. Il arbore un béret de caporal de la Firpac, une unité qui n’existe même plus”
Ivoire News rapporte la même information, en précisant que selon “des responsables de l’armée ivoirienne”, il “se fait appeler ‘Alain Gossé’ (patronyme de la même ethnie que celle du président de la République) alors qu’en réalité, il se nomme Zinsonni Noubila Paul, né le 1er janvier 1960 à Bitougou, de père Zinsoni Lamine Nadiga et de mère Andou Lamifa selon certaines sources”
Voir aussi sur Notre VoieLe Temps, etc., etc.
Bref, on en est là : http://news.abidjan.net/h/338546.html !

21
juil
09

L’humanité dans la lune…

Sur la lune

Au-delà des agitations qui n’ont, forcément, pas cessé de se poursuivre au clair de la lune, reste un moment impressionnant, partagé par tous, toute l’humanité – ce que, interviewé pour un reportage diffusé hier sur Arte, Armstrong (ou Aldrin… je ne sais plus), a trouvé merveilleux. Sur tous les continents (il mentionne, comme exemple, l’Afrique et l’Asie), on dit “on” l’a fait…

Ci-dessous, l’Afrique :

Lune Dahomey

et l’Asie – … l’Afghanistan :

Lune Afghanistan

01
juil
09

Hommages…

*

Donné ante mortem, au temps de l’inexorable montée vers Neverland…
hommage de Miles Davis,

*


Ascenseur pour l’échafaud / musique de Miles Davis

*


Miles Davis – “One Phone Call – Street Scenes”
album – You’re under arrest

*


Suite de You’re under arrest (1985) de Miles Davis :
“Human Nature”,
titre repris de l’album Thriller (1982) de Michael Jackson
Hommage

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You’re under arrest en entier : ici

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Et :

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Etc.

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Césaire :

« Chaque fois qu’il y a eu au Viêt-nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et [...] au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et “interrogés”, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.
Et alors un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets.
On s’étonne, on s’indigne. On dit : “Comme c’est curieux ! Mais, Bah ! C’est le nazisme, ça passera !” Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens. » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme)